Famille de Carbuccia

Cizur Menor - Puente La Reina

Pélerinage à Saint Jacques de Compostelle

vendredi 4 février 2005 par Cyrille

Journée du 4 février 2005 : Pendant la nuit des pincements au coeur me rappelèrent qu’il fallait l’écouter. Vers 8h je m’engageai sans hâte sur le chemin. Les rayons du soleil levant doraient les champs. Mes pas résonnaient dans le silence.

Le chemin ondule au gré du terrain, plonge et se redresse comme une montagne russe. Il est accidenté et glaiseux. Le sport ne me paraît pas être une caractéristique principale du pèlerinage, qui tiendrait plutôt de la détente du randonneur, l’ouverture d’esprit de l’explorateur et l’assiduité du compétiteur.

Sur la ligne de crête de la Sierra del Pardon à perte de vue ronflent des éoliennes qui assurent l’autonomie énergétique de la Navarre. Libérée de l’occupation musulmane en 914, la Navarre a toujours tenu à préserver son autonomie : le carlisme sous les Bourbons, les Requêtés sous la République et les fueros sous le franquisme.

En redescendant, j’arrivai à la ligne des oliviers dont l’exploitation avec les vignes maintient l’agriculture en vie.

Les clochers en forme de tours et les églises pareilles à des forteresses témoignent des dispositions de défense contre les raids islamiques d’antan.

Arrivé 101e de l’ année au refuge des pères réparadores qui avaient hébergé 16.000 pèlerins en 2004, je rencontrai Rafaël qui, à son 5e pèlerinage de Compostelle, estimait que les leçons du Chemin le rendait de plus en plus réaliste.


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